20 septembre 2007

Envolée


Il y a cette musique dans l'air.


Ce son lancinant qui lentement se faufile en moi, s'insinue, en boucles, en vrilles, en circonvolutions, il est partout, et mon ame suit le mouvement. Mon regard se brouille, des larsens dans les pupilles, je ne vois plus que la petite balle colorée suivre le flot du son, rebondir au rythme des basses, des sifflements, des grincements ; un rythme percant, piquant, acide, qui s'accelère a chaque seconde. Mon esprit décole, je vole dans une multitude de vrilles colorées, je virevolte, je suis la balle du jongleur sur la scène, je suis le jongleur, et je crée de mes mains cette multitude de couleurs et de mouvements sans fin.


Peu a peu le rythme ralentis, les balles virevoltent toujours en cadence, leurs envolées se font plus légères, plus lentes...


...et ca repart...


Une seconde de repis,
une seconde pour laisser passer les anges,
une seconde...


Et le rythme effréné reprend,
je redescend,
je redescend de plus en plus vite vers le sol.


La musique bat son plein, ca virevolte dans tous les sens, chaque mouvement est controlé, chaque balle rebondit selon un ordre déterminé, Dans tout ce chaos musical et visuel règnent l'ordre et la maitrise. Dernière ligne droite, tout retombe, vitesse effrenee vers le sol.


Fin.


La musique est finie,
je redescend sur terre,

mon âme regagne mon corps...






De l'autre côté du miroir


Il y a cette envie d'écrire au fond de moi, mais les mots qui restent coincés. Un désir sourd tout au fond de ma poitrine, qui cherche a se frayer un chemin parmi les divers organes, mais qui souvent reste bloqué, parfois tout proche de la surface, parfois moins. Je cherche a l'aiguiser, le titiller, l'apprivoiser, lui donner le pouvoir de franchir les barrières, de contourner les obstacles gélatineux, de se frayer un chemin, que je puisse le laisser s'exprimer, que je puisse le laisser être, le laisser vivre. J'aime quand il est tout proche, que je le sens frémir sous ma peau, cette sorte de frénésie qui s'empare alors de mes neurones. Quand a force d'observer la ville six étages plus bas, mes pensées se réveillent et se décuplent, les souvenirs affluent, les rêves, les envies, dans une sorte de frénésie les ressentis se succèdent, et avec eux l'envie de savoir retranscrire cet instant précis. Ce moment de bien être absolu, seule face à moi même.

13 septembre 2007

Spider web

En ce soir de Septembre
Où la fée perd ses ailes,
Et laisse derrière elle

Ces errances virtuelles

Elle repasse par des voies
Empruntées mille fois,
Et se lasse des émois

De ce triste écran froid

Attendu le réel
De cet intemporel,
Elle se croit immortelle

Quand les mots ensorcellent

Elle pense à admettre
Que pour mieux renaître,
Il vaut mieux disparaitre

De ces sites sans maître